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Un petit adage latin

"Jura vigilantibus, non dormientibus prosunt": les droits à ceux qui veillent pas à ceux qui dorment
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 16:58

Ce soir France 2 décide de rejouer le procès Seznec. Voyons les détails de l’affaire.

 

Le 25 mai 1923, Guillaume Seznec et Pierre Quéméneur quittent leur hôtel de Rennes pour se rendre à Paris afin de rencontrer un intermédiaire pour traiter d’une « affaire de vente, à grande échelle, de véhicules d’occasion de fabrication américaine, en particulier d’automobiles Cadillac ».

 

Sur le trajet vers Paris la Torpedo (un modèle de Cadillac) avec laquelle ils effectuent le voyage tombe plusieurs fois en panne. Seznec décide alors de laisser Quéméneur à la gare de Dreux afin qu’il gagne Paris en train pendant que lui s’occuperait de la voiture.

 

Le 4 juin 1923, la famille de Quéméneur inquiète de son absence prolongée demande des nouvelles à Seznec qui précise qu’il n’a plus de nouvelles de lui depuis la gare de Dreux et « qu’il devait gagner beaucoup d’argent et que, peut être, il avait dû aller jusqu’en Amérique ».

 

Le 10 juin, la famille de Quéméneur fait part de la disparition à la 13ème brigade de police mobile de Rennes. Puis le 13 juin la sûreté générale de Paris est saisie d’une demande de recherche.

 

Ce même jour (13 juin), à 16 heures 35, le bureau central du Havre enregistre un télégramme à destination de la famille de Quéméneur « Ne rentrerai Landerneau que dans quelques jours tout va pour le mieux ». Rassurée de ces nouvelles du disparu la famille fait stopper les recherches. Le 16 juin elle se ravise suspectant un faux.

 

Le 20 juin, une valise contenant des papiers au nom de Quéméneur est retrouvée par un employé de la gare du Havre.

 

Le 22 juin une information pour « disparition suspecte » est ouverte à Brest.

 

Le 25 juin, la valise est saisie. Elle contient un acte sous seing privé qui constate une promesse de vente, à des conditions très avantageuses, au profit de Seznec consentie par Quéméneur portant sur une propriété située à Plourivo. Ainsi qu’un carnet faisant mention des frais exposés pour les trajets en chemin de fer au départ de Dreux, puis au départ de Paris à destination du Havre.     

 

Le 26 juin, Seznec est entendu par les gendarmes. Les soupçons se portent rapidement sur lui.

 

Des témoins vont rapidement accabler Seznec. Huit personnes ont vu Seznec et Quéméneur à Houdan à 60 km de Paris, anéantissant la thèse du dépôt du disparu à la gare de Dreux.

 

Seznec était au Havre le jour de l’envoi du télégramme.

 

La machine à écrire qui a servi à la rédaction de la promesse de vente est retrouvée chez Seznec.  

 

Précisons toutefois que le corps du disparu n'a jamais été retrouvé.

 

Le 24 octobre 1924, s’ouvre le procès devant la Cour d’assises du Finistère. Il durera 8 jours et 124 personnes seront entendues. Le 4 novembre le jury déclare Seznec coupable de meurtre et de faux en écriture privée et le condamne aux travaux forcés à perpétuité. Il bénéficiera d’une remise de peine en 1947 et mourut en 1954 après s’être fait renversé par une voiture.

 

Seznec n’aura pas cessé de clamer son innocence. Ses descendants vont tout faire pour faire réviser le procès. Ils se fonderont sur une éventuelle machination policière et sur une erreur d’appréciation de l'implication de Seznec dans la promesse de vente par les experts.

 

La commission de révision des condamnations pénales rouvre le dossier le 11 avril 2005. La Cour de révision rejette l’annulation de la condamnation de Seznec le 14 décembre 2006.

 

Ce soir France 2 propose de rejuger ce procès. Les spectateurs pourront eux-mêmes voter pour ou contre la culpabilité de Seznec.

 

Une nouvelle voie de révision se dessine !

 

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Published by Alex - dans Actualités
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