Quelques réflexions au fil du temps sur le droit et l'actualité. Un ton simple, libre et sans prétention.
Les nouvelles technologies s’insinuent de plus en plus dans l’entreprise. Ainsi sur le lieu de travail certains dispositifs de reconnaissances biométriques font leur apparition.
Ces dispositifs permettent la reconnaissance d’un individu par ses caractéristiques physiques, biologiques et même comportementales. Les données à la base de la biométrie sont donc des données à caractère personnel qui doivent être protégées par la CNIL.
C’est pourquoi la mise en place de tels dispositifs est soumise à l’autorisation préalable de la CNIL.
Il existe cependant trois cas de figure où les formalités de déclaration sont allégées, une simple déclaration de conformité est suffisante :
De plus il est nécessaire d’informer les salariés concernés sur les conditions d’utilisation des dispositifs biométriques mis en place, de la possibilité d’exercer leurs droits d’accès, de rectification et d’opposition, mais aussi de les informer des destinataires des informations collectées.
Il faut également consulter les institutions représentatives du personnel : notamment article 2323-32 du Code du travail pour le comité d’entreprise.
Il faut ajouter que dans le cas de l’utilisation de la reconnaissance biométrique par empreinte digitale la mise en place du dispositif doit reposer sur un fort impératif de sécurité et remplir quatre conditions :
Ces différents éléments doivent être respectés sous peine d’interruption du dispositif ordonné par la CNIL, ce qu’elle n’a pas hésité à faire le 18 mars 2010 pour le dispositif de reconnaissance d’empreinte digitale d’une société de commerce en gros d’habillement militaire : voir la délibération n°2010-072 du 18 mars 2010 ici.